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Exposition Carte Blanche │YAPI Roger, l'humaniste

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Exposition Carte Blanche │YAPI Roger, l'humaniste

Exposition Carte Blanche │YAPI Roger, l'humaniste

En parallèle de l’exposition à l'exposition panafricaine itinérante "Prête-moi ton rêve" au Musée des cultures contemporaines Adama Toungara à Abobo, l'exposition Carte Blanche dont le vernissage eut lieu à la Galerie Houkami Guyzagn le 12 mars 2020, a pris fin depuis le 29 avril dernier. YAKOMIN ou le songe d'un soir en était le thème et a été dirigée par le critique d'art, Auguste ERROL Mimi, commissaire d'exposition. Onze artistes ont été exposés à Galerie Houkami Guyzagn. Lucarne sur YAPI Roger.

YAPI Roger né en 1973 à Katiola, au nord de la Côte d’Ivoire, est diplômé de l’École des Arts Appliqués de Bingerville. Sa démarche de Yapi Roger s’inscrit dans un long processus qui prend sa source à l’entame de sa carrière de plasticien. Et qui dévoile, tant par la technique utilisée, que des sujets abordés, son tempérament résolument humaniste.

En effet, dans la première génération de pièces produites, l’artiste aborde le dépérissement des valeurs culturelles et morales de l’Afrique au contact de la société dite moderne. A commencer par la nature d’où l’Afrique traditionnelle tirait toutes ses ressources, jusqu’à y développer sa sciences de la pharmacopée. Un fait traduit par des assemblages et des cordages en mémoire de cette période très sombre de l’Afrique sous le joug de la traite dite Négrière.

Le matériau brut, sombre où les sujets apparaissent sous des formes gravées. A la limite sculptés, pour dire la souffrance et de la perte des repères d’une civilisation réduite au rang de sous hommes. Succède à cette série, cette autre, plus élaborée qu’il intitule la « Bêtise humaine ». Qui n’avait pour d’autres buts que de décrire la situation de ceux, qui par leur vulnérabilité devraient être l’objet de notre attention. A savoir les enfants. La question de la malnutrition, de la famine dans certaines régions du monde mettent les plus jeunes dans cette situation de déchéance.

Toujours avec les mêmes matières que sont la corde, le bois et les couleurs terres, avec le même souci ; celui de suturer, de lier, et de graver dans la matière son immuable message d’unité. De panser les blessures d’une humanité plongée dans un cycle infernal de violence, dont les stigmates sont un frein à son propre dépassement à sa propre évolution.

Source : Catalogue YAKOMIN ou le songe d'un soir - Galerie Houkami Guyzagn
Oeuvres : Sans titre, 2019
Technique mixte sur toile

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