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Film-Débat à Houkami Guyzagn | « Barthélemy Toguo, deux mains .... le monde ! », un guide documenté pour les jeunes plasticiens

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Film-Débat à Houkami Guyzagn | « Barthélemy Toguo, deux mains .... le monde ! », un guide documenté pour les jeunes plasticiens

Film-Débat à Houkami Guyzagn | « Barthélemy Toguo, deux mains .... le monde ! », un guide documenté pour les jeunes plasticiens

En collaboration avec la Galerie Houkami Guyzagn, l'artiste-peintre autodidacte vivant en Guadeloupe, AYA Nda a invité à Abidjan le peintre Barthélemy TOGUO pour débattre autour d'un film-documentaire portant sur le plasticien camerounais. La projection de ce film est prévue le 6 août 2019 à la Galerie Houkami. AYA N'da nous parle de son projet autour de ce programme culturel à Abidjan.

Vous n'êtes pas à votre premier rassemblement à la Galerie Houkami, pour des échanges autour de l'art, Y a-t-il un nom pour définir désormais ces rendez-vous culturels à Houkami ?

Merci de l’intérêt que vous me portez à travers cette activité. En effet, j’en suis à ma 4è rencontre autour de films sur l’art suivis de débats à la galerie Houkami Guyzayn, depuis août 2018. Auparavant, j’en avais organisé deux à Abidjan, dans un cadre privé.
Je n’avais pas encore songé à un nom précis pour ces rendez-vous culturels, mais je pense que ça pourrait être tout simplement « Film-et-Débat » ; « Film-et-Débat avec... » ou « Film-et-Débat autour de... »
Ce film aurait pu être projeté, sans doute, en l'absence de Barthélemy. Comment a réagi le peintre à la proposition de venir débattre à Abidjan autour de son travail ?
Bien-sûr ce film aurait pu être projeté en l’absence matérielle de Monsieur Toguo. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé pour les rencontres précédentes à Houkami. J’ai eu la chance d’avoir pu approcher Barthélemy Toguo, grâce aux réseaux sociaux, dans un premier temps, puis 2017 en Guadeloupe où je vis, à l’occasion de la projection de ce film au Mémorial Act de Pointe-à-Pitre - Musée d’art contemporain et de commémoration de l’esclavage. Je savais de Barthelemy Toguo qu’il est un artiste international qui avait démarré sa formation d’artiste en Côte d'Ivoire à l’INSAAC, en 1989.
Quand j’ai eu l’idée d’organiser à Abidjan des débats autour de fils sur l’art ou sur des artistes, c’est naturellement et assez rapidement que j’ai pensé à Monsieur Toguo. Primo, parce qu’il était parti de la Côte d'Ivoire pour aboutir à une carrière brillante et internationale. En ce sens, de par son expérience, il avait beaucoup à apporter à ses jeunes frères de l’INSAAC, à cette nouvelle génération de plasticiens ivoiriens, parfois en mal d’une vision ou d’un guide éclairé.
Deuxio, ce film a le mérite d’exister. Rares sont les artistes contemporains africains auxquels est consacré entièrement un Film- documentaire. J’ai eu la chance de voir ce film en Guadeloupe. Il est très édifiant. Il y’a un an, quand j’ai fait la proposition de cette rencontre à Barthelemy Toguo, il a été enchanté de revenir là où tout à commencé pour l’artiste qu’il est devenu aujourd’hui.

Quel est ce film documentaire que le public abidjanais aura à découvrir ?

« Barthélemy Toguo, deux mains .... le monde ! », c'est le titre du film réalisé en 2014 par Thierry Spitzer. Je rappelle que la symbolique des mains revient très régulièrement dans la peinture de Barthélemy.
Ce film de 52 minutes est la découverte, du parcours, de la démarche créatrice originale, multidisciplinaire, et des engagements de Monsieur Toguo.

Qu'est ce qui a réveillé en vous cette idée de rassembler et d'échanger autour de l'art à Abidjan?

Je suis artiste-peintre mais aussi amateur d’art voire collectionneuse. Je suis une artiste autodidacte et j’ai donc éprouvé en début de carrière, le gros besoin de me cultiver en matière d’histoire de l’art de philosophie de l’art, du métier d’artiste professionnel et de biographies d’artistes plasticiens qui avaient marqués chacun leurs époques. C'est ainsi que je me suis constituée, progressivement en quelques années, une collection d’un peu plus de 300 films-documentaires sur des plasticiens, sur des mouvements artistiques, sur l’art en général.
En 2016, j’ai voulu partager cette vidéothèque, cette passion, avec des amateurs. Alors, j’ai mis sur pied chez moi en Guadeloupe, à titre privé, des rencontres mensuelles autour de films sur l’art et sur des artistes.
Les jeunes plasticiens et professeurs des Beaux-Arts de l'INSAAC, l’ont su grâce à mes publications sur les réseaux sociaux, et m’ont sollicitée pour organiser ses rencontres à Abidjan, lors de mes séjours en Côte d'Ivoire. Ce type d’activité manque terriblement à leurs cursus d’étudiants en art et dans le paysage culturel ivoirien, en général. C’est ainsi que cette aventure a débuté en août 2018 à Abidjan.

Réalisé par Koné Seydou