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Exposition personnelle │Les Têtes de Zapata de Williams Brown

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Exposition personnelle │Les Têtes de Zapata de Williams Brown

Exposition personnelle │Les Têtes de Zapata de Williams Brown

Après la Galerie Célestin Koffi en 2016, le céramiste Williams Brown présentera à partir du 9 mai 2019, sa deuxième exposition personnelle, sous le vocable de «Zapata» à la galerie Houkami Guyzagn.

La première histoire de l’Afrique s’est écrite en terre cuite, a-t-on coutume de dire. Et, c’est avec cette technique ancestrale qui implique les quatre éléments (terre, eau, air et feu), que Williams Brown va traduire un certain sentiment de la condition humaine. A travers une série de poteries inspirées d’un titre «Zapata» extrait de l’album Destiny, du précurseur du Zêzê Pop, l’artiste chanteur John Yalley.

Si Zapata est un quartier bien connu de la ville de Gagnoa. Il est aussi le nom de ce jeune garçon, qui au décès de son père se trouve au centre d’intérêt des proches de son géniteur. Pendant les obsèques, il lui est promis protection et affection. Mais, grande est la surprise de Zapata, qui après l’enterrement de son géniteur se retrouve tout seul sous les bâches qui ont abrités les funérailles. Dans un désarroi total, face à son destin. Tout ce beau monde et toutes leurs belles promesses s’étaient évaporés, sans que le jeune orphelin ne s’en aperçoive.

Face à ces espérances non comblées, au lieu de se laisser emporter par le désarroi et le découragement. Le petit Zapata, face à ce sort de la vie, reste debout, s’arme de courage et se mit sans relâche à l’ouvrage. Tant et si bien qu’il finit par se réaliser par l’usage de ses dix doigts. Ainsi l’histoire de Zapata, malgré un handicap de départ eue une fin de conte de fée.

C’est en substance cette vision, que l’homme peut avoir sur sa propre existence par rapport au monde qui l'entoure. Que le céramiste Williams Brown a traduit à travers les quinze pièces qui constituent l’exposition. Des têtes anthropomorphiques pour dire l’identité, le sentiment, la réflexion. Et les doigts, la manualité. Des valeurs et les notions qu’elles induisent lui serviront dans son processus créatif global. Notamment dans le choix de sa technique.
Une technique ancienne dite de la poterie au colombin. Qui à première vue semble simple, mais d’une redoutable technicité qui exige un effort soutenu, de la patience, de la persévérance et de la concentration. Un mode d’expression proche de la liberté que s’arroge le sculpteur et qui donne cette facture rustique qui donne du lyrisme à ses pièces.

Williams Brown, par ailleurs professeur titulaire de céramique à l’Ecole Nationale des Beaux d’Abidjan a exposé ses œuvres à la galerie Koffi Célestin, à la galerie Aniss Production, au Musée des Civilisations, au Palais de la culture à Abidjan, en Chine et à Hambourg, en Allemagne.


Mimi Errol

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