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Jeux de la Francophonie à Nice │Pascal Konan prône l’action collective pour un urbanisme plus responsable

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Jeux de la Francophonie à Nice │Pascal Konan prône l’action collective pour un urbanisme plus responsable

Jeux de la Francophonie à Nice │Pascal Konan prône l’action collective pour un urbanisme plus responsable

En compétition au Jeux de la Francophonie à Nice sur le thème de la création écologique, le peintre ivoirien Pascal Konan parle de son œuvre intitulé ‘’L’urbanisation : le procès des enfants’’. Cet enseignant en art plastique au lycée d’enseignement artistique (histoire de l’art occidental et la peinture), lauréat du Grand Prix Guy Nairay en 2009, est un habitué des Jeux de la Francophonie.

Que présente Pascal Konan à ces Jeux de Nice ?

Je suis en compétition dans le domaine de la création écologique, je présente une œuvre intitulée ‘’l’urbanisation : le procès des enfants’’. Cette création traduit le jugement que font les enfants sur notre manière de nous comporter par rapport à notre urbanisation. Tout le monde pense au développement de la ville mais cela à un impact sur les enfants. J’ai illustré cette réalité qui n’est pas seulement particulière à la ville d’Abidjan, mais à toutes les grandes métropoles du monde », explique l’artiste avant d’ajouter : « Abobo que je représente avec son rond-point à la gare, est un prétexte.
C’est une grande agglomération avec ses mouvements, son animation etc. Lorsqu’on prend de la hauteur, on a une vue synoptique de la ville qui permet de savoir que les gens ne tiennent pas compte des espaces verts, des espaces de récréation. Cette façon de vivre à un impact sur les enfants… » dénonce Pascal Konan. Comme matériaux, il a choisi d’utiliser les composantes d’un ordinateur usagé pour réaliser son tableau. Une façon particulière pour lui d’interpeller les autorités et de prévenir les populations sur le danger et les risques de maladie liés à l’importation et l’utilisation de ces ordinateurs ‘’France au revoir’’. ‘’En utilisant ces objets qu’on pense être le symbole de notre développement, mais qui nous tuent, je veux interpeller les gens sur l’importance de la préservation de notre environnement, de l’écologie, d’avoir une ville verte et les risques de l’insalubrité. C’est le message que je veux lancer... En retravaillant ces objets, je veux participer à l’assainissement de la ville. Je prône l’action collective, individuelle pour un urbanisme plus responsable.

Que représentent les Jeux de la Francophonie en tant que peintre ?

Je suis très heureux d’être à Nice, en 2009 j’ai participé aux Jeux de la Francophonie à Beyrouth au Liban. Cela a accru ma façon de voir. L’échange avec les autres renforce nos connaissances et nous confère encore une nouvelle dynamique. C’est une bonne lucarne au-delà des prix que nous pouvons recevoir. C’est une lucarne parce que les échanges avec les gens nous apportent beaucoup. On ne sait jamais d’où peut venir l’échange qui peut le message qui peut créer un déclic dans votre esprit. C’est une plateforme importante qui nous permet de nous affirmer. Je suis optimiste.

Vous étiez aux Jeux de Beyrouth, aujourd’hui, c’est Nice, comment vous vous projetez dans les Jeux de 2017 qui auront lieu en Côte d’Ivoire?

C’est vrai qu’en 2017, j’aurai atteint la limite d’âge mais ici à Nice, nous préparons déjà les Jeux de 2017 pour focaliser l’attention des Ivoiriens sur cet événement. Les autorités jouent leur rôle, mais nous artistes, nous devons préparer déjà l’esprit des Ivoiriens à cela. Nous devons présenter notre pays comme étant le futur hôte des Jeux de la Francophonie. A notre niveau, nous discutons avec le public, les artistes, nous leur parlons de la Cote d’Ivoire, d’Abidjan etc. En plus de cette œuvre, il y a notre catalogue qu’on présente. J’ai une toile que j’ai intitulée ‘’Et c’est reparti !’’, pour dire qu’Abidjan est repartie.

Propos recueillis par Alphonse CAMARA (Envoyé spécial à Nice)

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